Persévérance scolaire : 24 dirigeants partagent leur vision

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Par Jérémy Leith, le 6 février 2018

Persévérance scolaire : 24 dirigeants partagent leur vision

Rôle entreprises persévérance scolaire

À l’occasion de la 3e édition de Coalition pour la persévérance scolaire d’Academos, plus de 30 entreprises et organisations partout au Québec s’engagent en persévérance scolaire. Cette année, Academos leur donne la parole. Nous leur avons acheminé notre sondage sur le rôle que devrait jouer l’entreprise/organisation en persévérance scolaire. Pourquoi choisir cette cause? Pourquoi faut-il augmenter le taux de diplomation des jeunes Québécois? L’entreprise ou l’organisation doivent-elles être des leaders prépondérants en persévérance scolaire?

Le jeune qui veut mieux connaître la réalité du monde du travail doit pouvoir compter sur les conseils offerts par ses parents, ses enseignants, les professionnels de l’orientation, ses mentors et Academos. Mais l’entreprise a aussi un rôle à jouer dans la persévérance scolaire des jeunes.

– Robert Coallier, chef de la direction d’Agropur

Comment?

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Dans ce dossier sur la persévérance scolaire, l’ensemble des répondants est du même avis que M. Coallier. L’entreprise doit être un acteur dans l’écosystème du développement de l’élève. Regard sur la vision de 21 leaders provenant de secteurs d’activité diversifiés, passant de celui des technologies à celui de la construction.

1. Pourquoi avez-vous décidé de joindre la Coalition pour la persévérance scolaire d’Academos?

Dans un mouvement national de mobilisation, les membres de la Coalition s’engagent à recruter des mentors Academos issus de leur secteur. L’objectif, cette année, est d’acquérir 200 nouveaux mentors afin de soutenir les jeunes dans leur réflexion entourant leur choix de carrière. Academos offre ainsi l’opportunité à des dizaines d’organisations de se rallier à cette cause, et par la même occasion, de s’illustrer auprès de la relève grâce à leur page entreprise annonceur au sein de l’unique réseau social de l’orientation au Québec!

Ce qu’on en retient :

  • Pallier à la pénurie de main-d’oeuvre
  • Favoriser la découverte et  la démocratisation des métiers
  • Inspirer la relève

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2. Pourquoi est-ce important d’augmenter le taux de diplomation des jeunes au secondaire au Québec?

Selon la Politique de la réussite éducative du gouvernement actuel, d’ici 2030, l’objectif est de porter à 90 % la proportion des élèves de moins de 20 ans qui obtiendront un premier diplôme ou une première qualification, et à 85 % la proportion de ces élèves titulaires d’un premier diplôme (DES et DEP). Objectif ambitieux, mais réalisable. Le taux de diplomation est un enjeu important pour les industries ayant un besoin criant d’une main-d’oeuvre de plus en plus spécialisée et qualifiée.

Ce qu’on en retient :

  • Engendrer un impact positif sur l’économie
  • Offrir un accès aux métiers du futur
  • Faire preuve d’une crédibilité auprès des employeurs

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3. Quel est le rôle que doit jouer l’entreprise/organisation en persévérance scolaire?

Une enquête réalisée par Réseau Réussite Montréal sur l’état des collaborations entre les écoles et le milieu des affaires nous a interpellés. « Depuis quelques années, nous observons que le milieu des affaires a à cœur de favoriser la réussite éducative du Québec. Notre dossier confirme notre observation, les membres sont unanimes : l’entreprise et l’organisation doivent jouer un rôle prépondérant en persévérance scolaire » a déclaré Catherine Légaré, présidente fondatrice d’Academos « Selon l’enquête du Réseau Réussite Montréal : 76 % des écoles sondées souhaitent établir un projet avec le milieu des affaires, c’est donc dire que le milieu scolaire est ouvert à collaborer davantage » a ajouté Mme Légaré.

Ce qu’on en retient :

  • Exercer une influence positive sur les jeunes
  • Accompagner la relève dans l’orientation professionnelle parfois ardue
  • S’assurer d’une adéquation entre la formation académique et le marché du travail

Voici ce que nos leaders en pensent.

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4. Que diriez-vous à un jeune pour qui la persévérance scolaire représente un défi à relever tous les jours?

Vous vous souvenez sans doute de l’époque à laquelle vous avez eu à identifier votre future carrière. Cette période charnière dans le cheminement de tout jeune qui parfois, avouons-le, peut sembler être la fin du monde.  C’était important pour nous de poser cette question à nos leaders d’expérience, puisqu’ils sont des modèles de persévérance.

Ce qu’on en retient :

  • Se fixer des objectifs réalisables à court terme
  • Comprendre l’impact à long terme d’être persévérant
  • Se trouver un but professionnel qui saura soulever ses passions et faciliter son parcours

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5. Quels sont les enjeux spécifiques relatifs à la relève dans votre secteur d’activité?

Ces entreprises et organisations ont choisi de joindre la Coalition pour la persévérance scolaire d’Academos pour répondre aux enjeux de leur secteur d’activité. Voici ce qu’avaient à nous dire cinq de nos leaders concernant leur industrie :

Tourisme

Pour Liza Frulla, directrice générale de l’ITHQ, l’industrie du tourisme fait face à une «grave» pénurie de main-d’oeuvre. «Une étude réalisée par le Conference Board en 2016 pour le compte de RH Tourisme Canada avance même que les «graves» problèmes de main-d’œuvre «menacent» la croissance du tourisme au pays.  Beaucoup de questions sans réponse à savoir comment nous serons en mesure de pallier à cette pénurie de main-d’œuvre ».

Aéronautique

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Technologies

Du côté d’Ubisoft, grande entreprise en divertissements, il faut impérativement se préparer et anticiper les métiers de demain et rester compétitif mondialement.«Un rapport des Communications Technology Council estimait en 2015 qu’il y aurait 218,000 emplois en technologie à pourvoir au Canada d’ici 2020. Si le pays ne se prépare pas adéquatement à combler ces postes, la conséquence se mesurerait en milliards de dollars de perte de productivité et de retombées fiscales. Un vrai coût pour l’économie canadienne.» a souligné M. Mallat. «Au Québec, il est important que nous nous positionnions avantageusement en anticipant les métiers qui seront déterminants pour notre futur. Préparons notre relève à s’imposer dans ces domaines d’avenir : analystes en business intelligence, spécialistes en intelligence artificielle et en réalité virtuelle, programmeurs 3D et machine learning. Toutes des spécialités qui seront indispensables au cours des prochaines années et qui nous définiront en tant que société» ajoute-t-il.

Chez GSOFT, les enjeux sont au niveau de la relève «Nos enjeux directement liés à la relève sont liés à la recherche de stagiaires pour les trois grandes périodes clés de l’année (hiver, été, automne). Le monde des technologies est très très agressif en matière de recrutement, il nous faut donc nous démarquer constamment. Plus indirectement, nous souhaitons inspirer les futurs travailleurs à adopter une vision du travail plus humain» a souligné Simon De Baene, cofondateur et président de GSOFT.

Construction

Tout est possible dans l’industrie de la construction, surtout pour les femmes et les entrepreneurs, comme en témoigne Laurence Vincent, coprésidente du Groupe Prével, Femme : «Les enjeux démographiques et la 4e révolution industrielle touchent tous les secteurs, et ce, partout sur la planète. Par contre, malgré une légère baisse d’effectifs, les perspectives d’avenir au sein de l’industrie de la construction sont fort positives, autant pour les filles que pour les garçons. Dans ce contexte, et parce que les besoins en matière de main-d’œuvre seront importants, il est impératif de maintenir un lien avec notre jeunesse et de l’intéresser à notre industrie et à la multitude de métiers ou de professions qu’on peut y exercer. De plus, au sein de notre économie, nous comptons un nombre important d’entreprises québécoises – petites, moyennes ou grandes – qui devront compter sur une relève entrepreneuriale d’ici peu».

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Ingénierie

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6. En quoi le mentorat d’Academos répond-il aux enjeux de votre secteur d’activité?

Nous retrouvons deux grandes catégories dans cette section. D’un côté, les entreprises et les organisations ont recours au mentorat d’Academos pour faire la promotion et démocratiser leurs métiers et leurs professions. De l’autre, c’est l’idée de bâtir un lien de confiance avec la relève et la mobiliser.

Ce qu’on en retient :

  • Démocratiser une profession ou une industrie peu connue
  • Utiliser un outil numérique innovant pour rejoindre la relève hyper-connectée
  • Dynamiser leur secteur d’activité grâce à l’implication des employés

Un but commun

Ces témoignages de leaders engagés dans leur secteur, viennent réaffirmer la plus value d’une collaboration entre l’école et le milieu des affaires pour l’avenir des jeunes Québécois. Plus que jamais, le milieu scolaire est ouvert à une implication concrète des entreprises et des organisations et Academos est le lien qui permet de réunir les deux parties dans l’atteinte d’un but commun : une société plus éduquée, qualifiée et prospère.

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