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Pourquoi t’es pas allé à tes initiations?

Pour un rentrée scolaire 2017 en douceure avec Academos, l'application pour trouver le métier de tes rêves.

Cette question-là, je l’ai posée à plusieurs personnes dans ma vie.

Quelque part, j’ai toujours eu de la difficulté à comprendre comment ce que j’ai considéré comme étant mes plus belles semaines d’université à vie ont pu, par d’autres, être vues comme quelque chose d’inutile, d’impertinent voire même de désagréable au point d’être boudées.

À la lumière de ma très humble (et absolument pas objective) récolte de données de sondage, j’ai dressé une liste des excuses les plus fréquemment données par les gens pour expliquer leur refus d’aller à leurs initiations. Je t’avertis tout de suite, si tu te cherchais des bonnes raisons pour ne pas aller à tes inis cette année, t’es tombé sur le mauvais article.

1. « Ça ne me tentait pas de me pointer tout seul »

Tout à fait légitime, je te l’accorde. Mais les initiations servent justement à ça, ne pas rester tout seul! Et si ça peut te rassurer, dis-toi que 90% des autres étudiants se sentent comme toi dans les premières minutes, tout seuls, pas rapport, gênés. La bonne nouvelle, c’est que ça passe assez vite après s’être présenté pis avoir souri à une couple de personnes.

2. « Ça ne me tentait pas de me patenter un costume »

Pour ça, j’suis d’accord avec toi, j’étais ben découragée moi-même. Mon conseil? Vas-y rondement avec les exigences du costume. De toute façon, il risque de finir dans les poubelles le lendemain avant même midi. Par contre, étonnamment, tu vas peut-être réaliser que de passer 3h assis à la table de ta cuisine à gosser sur des assiettes en aluminium, ça peut être relaxant sur un moyen temps pis te rappeler à quel point c’est le fun, finalement, faire du bricolage.

3. « Ça ne me tentait pas de me salir »

Premièrement, comprenons-nous bien : les initiations sont toutes différentes les unes des autres. Le lancer de condiments à hot-dogs sur les nouveaux ne fait donc pas nécessairement partie du plan de match de tous les intégrateurs.

Deuxièmement, METTONS que ton initiation nécessitait VRAIMENT que tu te baignes 10 secondes de ta vie dans une piscine gonflable remplie de gruau… Est-ce que ce serait tant que ça la fin du monde? J’veux dire, on jase là – la dernière fois qu’on s’est volontairement lancé de la bouette dessus, on avait quel âge, 6 ans? Et si au lieu d’être vu comme quelque chose de désagréable, le fait de se salir ne pouvait pas au contraire nous permettre de retomber un peu en enfance?

4. « Ça ne me tentait pas de briser mon couple »

Si le fait d’aller à tes initiations fait battre de l’aile ton couple parce que ta douce moitié est jalouse, sans vouloir être plate, on n’est pas sorti du bois. À l’aube de ton bac, il te reste encore une longue série de partys, de vins & fromages, de comités, de chalets et d’autres activités parascolaires à venir…

5. « Ça ne me tentait pas de me faire des nouveaux amis »

Celle-là, c’est drôle, je l’ai entendue souvent.

« Moi je viens d’ici, j’ai déjà mes amis; pas besoin de m’en faire des nouveaux. »

Dis-toi une chose : se faire des amis à l’uni, ça n’impliqu pas nécessairement de couper dans les heures que tu réserves déjà à tes amis et tes proches actuels. Comme tu devras consacrer du temps à tes études de toute façon, pourquoi ne pas joindre l’utile à l’agréable et le faire en compagnie de quelqu’un avec qui tu t’entends bien?

Avec le temps, j’ai aussi compris que des contacts, même s’ils sont faits dans un contexte de divertissement ou encore d’activités saugrenues totalement inappropriées, ça reste des contacts, de très bons même. Donc en plus d’être stratégique pour ta réussite scolaire, aller à tes inis peut aussi t’être utile pour ta future vie professionnelle! La preuve : entre deux personnes à CV égaux, laquelle tu choisis? Celle que tu connais zéro pis une barre ou celle avec qui tu t’es déjà réveillé emprisonné entre deux portes d’un pavillon d’université déguisé en poulet?

6. « Ça ne me tentait pas de prendre du retard dans mes cours »

Là, on va mettre quelque chose au clair. Pendant ta première semaine d’école, à part les plans de cours pis la description du cursus de ton prof, TU N’APPRENDRAS RIEN DE NOUVEAU. Du moins rien qui se retrouvera à l’examen.

 

7. « Ça ne me tentait pas de me faire ridiculiser »

Ici, on arrive sur un terrain glissant – et je ne parle pas de bouette.

On s’imagine souvent les intégrateurs comme des étudiants en plein powertrip qui cherchent à terroriser les nouveaux. Vu de même, je te l’accorde, ça semble être une drôle de manière de souhaiter la bienvenue.

L’idée avec les inis, c’est qu’il faut savoir mettre de côté son sérieux et sa peur d’être jugé pour mieux pouvoir les apprécier. Si tu prends toujours tout au pied de la lettre, tu risques vite d’être choqué.

Par contre, dis-toi que tu ne seras pas seul dans cette aventure. Tu deviendras rapidement très proche des étudiants de ton année, sans parler du fait que tu auras des personnes-ressources (le plus souvent des deuxièmes années) à qui te recommander dans le besoin. Crois-moi, rien ne fait plus plaisir aux intégrateurs que de voir leurs initiés se prêter au jeu et triper autant qu’eux. Leur but est de transmettre leur fierté, leur passion et leur sentiment d’appartenance, pas de traumatiser qui que ce soit.

Toutefois, comme dirait mon père : « Plus y’a de gens dans un même endroit, plus le QI général baisse. » Il faut donc savoir se prêter au jeu sans complètement canceller son GBS. Si tu ne te sens pas à l’aise de faire une activité ou de relever un défi en particulier, c’est correct de refuser ; personne ne t’en voudra. Et si certains semblent t’en vouloir, ben qu’ils le fassent, eux, le défi en question!

8. « Ça ne me tentait juste… pas »

Au final, j’ai beau te donner tous les arguments du monde pour te convaincre d’aller à tes inis, si ce type d’activités ne te parle pas et que tu n’as aucunement envie de t’impliquer, ne perd pas ton temps, n’y vas pas, tout simplement.

Par contre, si tu es le moindrement curieux ou hésitant, mon message pour toi est le suivant :

Pas game.

Qui sait, peut-être qu’un jour ce sera toi qui encourageras les jeunes à sauter dans une piscine pleine de gruau.

Dominique Lefebvre: