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Des femmes ingénieures ont changé mes perspectives de carrière

Laurie future ingénieure dans le domaine de la santé

Des femmes ingénieures ont changé mes perspectives de carrière, je vais t’expliquer pourquoi.

Je m’appelle Laurie Dubois, je suis à ma 3e session en sciences de la nature au Collège Lionel-Groulx. Ce programme exigeant fait en sorte que l’un de mes plus grands passe-temps est d’étudier, mais bon, c’est pour mon propre bien après tout 🤷‍♀️

Je suis une personne très curieuse, c’est ce qui m’a amenée à m’intéresser aux sciences. J’ai également le besoin d’aider les gens en leur apportant le meilleur de ma connaissance. Depuis que je suis toute jeune, j’ai toujours eu un fort intérêt pour le domaine de la santé, j’étais une des rares qui aimait aller chez le dentiste et chez le médecin, juste pour me retrouver dans un milieu médical. Je suis également celle qui demande à regarder quand je me fais coudre le genou.

Avec un DEC en sciences de la nature et un intérêt pour le domaine de la santé, le choix le plus évident (sans être facile toutefois) me semblait de me diriger vers la médecine, merci Grey’s Anatomy…

J’envisageais donc d’aller étudier dans ce programme, jusqu’à ce que je découvre qu’il y avait d’autres moyens pour se rendre dans ce domaine, tel que l’ingénierie en santé.

Les conférences de certaines ingénieures ont changé ma façon de voir les choses…

C’est en revenant d’un voyage communautaire au début de l’été que j’ai décidé de m’embarquer dans l’expérience Fan des sciences, un événement qui se déroule durant une semaine et dont le but est de promouvoir l’ingénierie au féminin à l’École de technologie supérieure (ÉTS). Sur un blues post-voyage, je me suis présentée aux diverses activités sans trop d’attentes. Après la première journée, je me suis rendu compte que j’avais peut-être un intérêt pour ce milieu de travail. Bien sûr que la santé m’intéressait toujours, mais après avoir assisté aux conférences de certaines ingénieures, ma perspective d’emploi venait d’être agrandie. Il nous avait été présenté des projets révolutionnant à la fois le monde du génie et de la santé. J’ai alors compris qu’il n’y avait pas qu’une seule manière de travailler en santé: l’ingénierie me semblait beaucoup plus fascinante et diversifiée que d’autres voies plus « traditionnelles ».

Tout au long de la semaine, plusieurs ingénieures venaient les unes après les autres nous présenter de nombreux projets et différentes recherches auxquels elles avaient participé. Ces conférences m’ont permis de constater la panoplie d’opportunités que pouvait offrir le monde du génie avec un seul diplôme (ou presque). J’ai réalisé que ce qui m’a attiré était le challenge qui venait avec chaque opportunité de toujours réaliser un nouveau projet. Je suis une personne qui a souvent besoin de changement et de nouveauté, donc je crois avoir opté pour le bon domaine!

Être une femme dans un milieu masculin

En choisissant de devenir ingénieure, je rencontrerai plusieurs défis. Être une femme dans ce milieu plutôt masculin en sera un. Pourtant, ça ne me fait pas peur.

Cette semaine d’immersion nous démontrait que plusieurs femmes ingénieures avaient réussi à y prendre leur place. Il arrive même souvent qu’elles gèrent les groupes d’hommes qui travaillent avec elles. Bien sûr, il ne faut pas se le cacher, il y aura toujours des préjugés envers une femme dans un « rôle d’homme ». Par contre, je crois que j’éprouverais de la fierté plutôt que de la réticence à évoluer dans ce milieu composé à 87% d’hommes; effectivement, les étudiantes de l’ÉTS avec lesquelles nous passions nos journées nous confirmaient qu’elles étaient peu nombreuses dans leurs divers programmes.

Si je deviens ingénieure un jour, je crois que je serai d’autant plus fière de prouver au monde que tout est possible lorsqu’on parle de femmes au travail.

Laurie Dubois avec d’autres participantes de Fan des sciences.

Lors d’un dîner, un groupe d’étudiants étaient venus nous présenter le PRÉCI (Programme de regroupement étudiant pour la coopération internationale), soit un organisme aidant à la construction d’infrastructures indispensables pour les pays en développement, tels que des centres médicaux, des écoles, etc. Ayant récemment découvert une passion pour les voyages de coopération internationale lors de mon séjour au Costa Rica, j’étais encore plus intéressée par l’ÉTS sachant que l’école offre cette possibilité aux étudiant.e.s.

Grâce à ma participation à la semaine Fan des sciences, j’ai découvert un nouveau chemin pour me rendre dans le domaine de la santé, la voie de l’ingénierie. Ce programme d’étude est le parfait mélange entre mon désir de créer, de comprendre et d’aider les gens.

 

1 : http://affaires.lapresse.ca/portfolio/ingenieurs/201211/08/01-4591645-le-genie-au-feminin-lentement-mais-surement.php

Laurie Dubois: