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D’la p’tite ville à la grosse ville : la quête de mon choix de carrière

Pour te mettre en contexte, je viens de l’Abitibi, plus précisément de Rouyn-Noranda et je n’aurais jamais imaginé quitter mon nid familial et mon coin de pays. J’ai toujours pensé que j’allais finir comme la majorité de mes amis: un DEP en main et une grosse job dans les mines. Au fond de moi-même, je savais que je voulais faire différemment. J’ai donc décidé d’aller vers le pré-universitaire, le cégep. Je vais être franc… les sciences humaines, c’est très intéressant, mais ce n’est pas tout-à-fait ce à quoi je m’attendais. Dès ma première session, j’avais dans l’idée que tout allait être facile et que j’allais trouver le domaine qui m’intéressait rapidement. Tu vois, le genre de scénario parfait sans trop de complications.

Scénario parfait? Ouin non… pas tellement…

Les sessions passaient et après deux ans de cégep, un an en formation générale et même des essais dans certaines techniques collégiales… eh bien… je ne savais toujours pas quoi faire de ma vie. Je me suis alors posé beaucoup de questions. Est-ce que l’école, c’est fait pour moi? Pourquoi je ne suis pas capable de mettre le doigt sur le bon programme? Malgré ma persévérance, je n’avais aucune idée du choix de carrière et aucun projet qui me passionnait. Étais-je le seul à dans cette situation?

À la base, je ne suis pas une personne qui stresse. Par contre,  dans cette situation, c’était plus fort que moi, j’étais de plus en plus anxieux face à mon futur. J’avais un sentiment de retard comparé aux autres et je ressentais une certaine honte en moi à chaque fois qu’un ami me parlait de mon futur. Tu fais quoi toi l’année prochaine? Dans quoi tu t’inscris à l’université? Quel métier t’intéresse? Toujours les mêmes questions, sans cesse. Je commençais sincèrement à ressembler à Gollum dans le seigneur des anneaux quand il perd son précieux.

 

Comme Gollum doit trouver son anneau, je devais absolument trouver un moyen de découvrir mes intérêts et trouver une force qui pourrait m’aider à aller plus loin.

C’est là que j’ai eu l’idée de changer d’air

Je devais partir de chez nous. Je devais partir de mon cocon pour essayer d’autres choses. Le plus beau? En cinq minutes, j’étais persuadé d’avoir fait le bon choix. C’est à ce moment que j’ai décidé de déménager dans la grande ville: Montréal.

 

 

Quand j’ai annoncé à tout le monde que je voulais partir, personne ne me croyait. Mes parents étaient sceptiques à l’idée de mon départ, mais j’étais tellement déterminé qu’ils ont fini par accepter que je n’étais pas à ma place en Abitibi. Je crois que je n’ai pas besoin de préciser que c’était une dure nouvelle pour ma maman… On la comprend, c’est normal. Aucune mère ne veut laisser partir son petit bébé du nid familial. 

Bonjour Montréal!! 

Je suis maintenant installé à Montréal depuis cinq mois. Il me reste deux sessions à faire pour avoir mon Diplôme d’études collégiales. En 5 mois, j’ai découvert de nombreuses facettes de ma personnalité dont j’ignorais l’existence.

  • Ma créativité ;
  • Mon esprit d’entrepreneuriat ;
  • Mon goût marqué pour la musique ;
  • Mon intérêt pour les communications.

Le plus surprenant, c’est que j’ai découvert un côté de moi qui adore l’art. Je ne fais que regarder autour de moi quand je marche et c’est impressionnant de constater l’omniprésence de l’art dans la ville! L’entrepreneuriat là-dedans? Parce que grâce à la découverte de l’art, j’ai décidé que je voulais démarrer une entreprise qui me représente. Vous me direz que c’est vague comme description… effectivement. Je suis désolé, je ne peux vraiment pas en dire plus! Maintenant, les communications. J’ai toujours eu de la facilité dans ce domaine mais, depuis mon arrivée à Montréal, je ressens encore plus le besoin de communiquer avec les gens qui m’entourent. Toutes des caractéristiques de ma personne qui se sont enfin montré le bout du nez et ce, grâce à un changement de cap complet!

Maintenant, je me lance un défi!

J’ai décidé de faire mon université en anglais à Concordia. Gros défi pour moi, mais j’ai confiance que je réussirai et que ça me permettra d’évoluer encore plus! Il ne me reste seulement qu’à choisir le bon programme… On s’en sortira jamais, des décisions!  

Pour moi, Montréal est un élément clef pour me retrouver.

Pour moi, partir de Rouyn-Noranda était un signe de persévérance.

Pour moi, partir de Rouyn était inévitable.

Pour moi, partir de la maison, ça a fait toute la différence.

Maintenant, si tu es perdu comme moi, j’ai deux trois choses à te dire. Première chose, je vais participer au Facebook Live d’Academos avec Fred Bastien le 6 février prochain à 19h! J’vais parler de quoi? De mon parcours, de mes projets, de mes inspirations! On va parler du sujet chaud de l’heure (pour toi comme pour moi), l’approche du 1er mars pour le dépôt des applications scolaires! Tu pourras également poser toutes tes questions à des professionnels lors du Facebook Live! 

Finalement, le message que j’essaie de passer, c’est que le changement permet de mieux se découvrir! Par contre, certaines personnes trouveront d’autres moyens de découvrir leurs intérêts professionnels comme les stages en milieux de travail, les voyages ou encore le bénévolat! C’est différent pour tous, mais on demeure tout-de-même tous un peu pareils: il suffit de trouver notre moyen à nous de nous découvrir un peu plus!

Sur ce, je t’invites à t’inscrire sur Academos, y’a tout pleins de mentors qui sont là pour t’entourer dans ton choix de carrières et dans toutes les décisions à prendre! (J’voudrais pas que tu te ramasses comme Gollum.)

Jérémy Leith :