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Comment réussir sa colocation? 5 conseils de feu pour éviter les flammèches

Holà!

Comme tu peux le constater par le titre de cet article, j’ai un faible entièrement assumé pour les jeux de mots plates/douteux. Je me présente : Dominique Lefebvre, étudiante en communication et nouvellement rédactrice pour le blogue d’Academos. En cette saison nationale du déménagement, j’ai décidé pour mon premier article de faire un mini wrap-up de stratégies pour bien vivre sa colocation. Oprah m’a donné le go, alors ça va comme suit.

1) Choisir le(s) bon(s) colocataire(s)

Ton coloc, c’est la personne qui te verra en pyj avec ton air bête le matin, mais aussi celle qui viendra te débarrer la porte à 4h AM parce que t’auras perdu tes clés au bar – et ta fierté. Ça mérite que tu prennes le temps de la choisir!

À ce sujet, il existe plusieurs mythes :

  • N’emménage pas avec des inconnus, sinon tu vas avoir de mauvaises surprises
  • N’emménage pas avec un ami proche, parce que comme pour le couple, ça passe ou ça casse
  • N’emménage pas seul, tu vas t’ennuyer

En fait, il n’y a pas de formule magique pour prédire si ta colocation sera un succès ou non, mais je te dirais que ça dépend beaucoup de l’étape à laquelle tu te trouves dans ta vie. Personnellement, j’ai été très heureuse dans les trois cas parce qu’à chaque fois, ça répondait à mes besoins du moment. C’est sûr que si ton coloc a un tempérament qui s’accorde bien avec le tien et que vous avez des modes de vie similaires, ça peut aider! L’idée, au fond, c’est surtout d’emménager avec quelqu’un qui a les mêmes attentes que toi face à la vie de colocation et que ce soit clair entre vous dès le départ.

2) Gérer un budget commun

Qui dit colocation, dit budget commun. La plus grosse dépense commune inévitable? Le loyer! Premièrement, on détermine qui signe le bail et qui est responsable des obligations envers le propriétaire (ex : responsabilité en cas de dommages). Deuxièmement, pour ne pas se retrouver sur la black list du proprio, on s’assure d’effectuer le paiement à temps chaque mois! Pour ça, rien de mieux qu’un virement automatique informatisé.

Pour des choses comme l’internet, l’Hydro, les produits ménagers ou le papier de toilette, pourquoi ne pas prévoir une enveloppe dans laquelle chacun y dépose ses factures? Ensuite, pour calculer facilement qui doit combien à qui, il existe des applications comme Tricount ou Splitwise. Entre toi pis moi, chaque fois que je rappelle à une personne qu’elle me doit de l’argent, j’ai l’impression de passer pour une gratteuse. C’est pour ça que j’aime particulièrement Splitwise : l’application offre une option de rappel par courriel, ce qui m’évite d’avoir à le faire moi-même.

3) Se diviser les tâches ménagères

Bon.

Là, on entre dans le vif du sujet.

Les tâches ménagères.

Le best, c’est de s’attribuer les tâches en fonction des préférences de chacun. Une personne a donc sa propre responsabilité et veille à la remplir chaque semaine. Pour les tâches plus longues, plus éprouvantes ou plus dégoûtantes (lire ici le ménage de la salle de bain), il est bien d’établir un horaire. Par exemple, chaque mois, une personne effectue l’ouvrage en question, et ainsi de suite, à tour de rôle.

En ce qui concerne le ramassage-d’affaires-qui-traînent, ça s’applique surtout pour les espaces communs. Laver et ranger sa vaisselle au fur et à mesure, c’est généralement assez gagnant. Par contre, le ménage de ta chambre, ça te regarde! Ta mère ne te demandera plus jamais de faire ton lit, mais dis-toi que si ta chambre est toujours en bordel, fermer ta porte te demande à peine 0,3 kilojoule d’énergie et réduira de beaucoup l’anxiété refoulée de ton coloc.

4) Communiquer, communiquer et encore communiquer

En tant qu’étudiante en communication, je prêche évidemment pour ma paroisse! Je sais qu’en colocation, bien communiquer peut parfois devenir difficile en raison des tensions et/ou de la peur du conflit. Il est préférable de se parler honnêtement et respectueusement dès le début, alors qu’aucun malentendu n’est encore survenu et qu’aucun tort n’a pu être commis. À ce moment-là, si quelqu’un explique que ça l’écœure d’avoir à ramasser des mottes de cheveux dans le drain du bain, personne ne le prendra personnel.

Si, une fois emménagé, ton coloc fait quelque chose qui te déplaît, je te suggère fortement de prioriser la communication en face à face. En laissant une note sur le frigo ou en envoyant un texto, le danger est que le ton du message soit mal interprété par le récepteur et qu’il en garde une petite rancœur jusqu’au moment où vous vous reverrez. La discussion en face à face a le mérite d’être claire et elle permet aussi de désamorcer rapidement un conflit dans le cas où la tension monterait d’un cran (ou de six).

5) Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse (a.k.a. une coupe Longueuil sans approbation pendant la nuit)

Comme beaucoup d’autres relations dans la vie, la base avec un coloc, c’est d’être respectueux. L’histoire, c’est qu’en colocation, les limites du respect peuvent devenir floues. Ainsi, pour une personne, une certaine manière d’agir (ex : ne pas refermer le tube de pâte à dents) représente un manque de respect, alors que pour une autre, ce n’est qu’une habitude bien anodine, sans mauvaise intention. C’est là que les conflits peuvent survenir : lorsqu’il y a un manque de compréhension entre les deux personnes. Le remède? Revenir au conseil #4.

 

Finalement, en rafale, voici quelques exemples classiques de comportements pouvant être perçus comme irrespectueux en colocation :

  1. Ne pas réduire le bruit quand ton coloc essaie de dormir
  2. Ne pas laisser d’eau chaude aux prochains qui prendront leur douche
  3. Héberger ton chum ou ta blonde tellement souvent qu’il ou elle mériterait presque de payer une part du loyer
  4. Ramener sans arrêt un(e) ou des inconnu(e)s dans le but de passer un moment intime impliquant autre chose que de jouer au Scrabble en silence

Si tu m’as bien suivie jusqu’à la fin, mis à part un double caché dans la boîte aux lettres, tu comprendras qu’une colocation réussie repose sur trois clés en particulier : l’organisation, la communication et le respect. Et si tu veux un petit bonus, selon moi, il n’y a rien de mieux pour bounder avec ses colocs qu’un bon souper bien arrosé une fois de temps en temps!

Sur ce, good bail everyone!

(BEN OUI J’AI OSÉ)

 

Stefan Rakoto :