Catherine invite : Jenny Ouellette, fondatrice de BonBoss.ca

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Par Catherine Montambeault, le 5 décembre 2018

Catherine invite : Jenny Ouellette, fondatrice de BonBoss.ca

Rendre les gens plus heureux au travail. Voilà ce qui pousse Jenny Ouellette, fondatrice de BonBoss.ca, à se lever le matin. Et ça, chez Academos, ça nous rejoint pas à peu près! C’est pourquoi nous avons décidé de recevoir Jenny sur notre canapé pour le deuxième épisode de Catherine invite.

Petit rappel pour ceux qui n’auraient pas suivi : Catherine invite, c’est la série de vidéos que nous avons lancée en même temps qu’Academos le Lab, notre incubateur de projets innovants. Dans cette série, Catherine Légaré, présidente-fondatrice d’Academos, reçoit des personnalités québécoises inspirantes pour jaser innovation, futur, éducation et monde du travail!

 

 

Si vous ne connaissez pas BonBoss.ca, c’est normal, puisque l’entreprise n’existe que depuis quelques mois. Mais déjà, elle a fait pas mal de chemin. Sa mission : changer le monde du travail, un « bon boss » à la fois. Rien de moins!

« BonBoss.ca, c’est une entreprise qui certifie les bons patrons et qui les présente à ceux qui voudraient travailler pour un « bon boss ». On permet aux talents de s’informer sur le leader [derrière l’entreprise] avant même de postuler », explique Jenny Ouellette dans la vidéo.

C’est quoi, un « bon boss »?

En 2017, Jenny et son équipe ont sondé les Québécois et Québécoises afin de déterminer les critères qui font d’un patron un « bon boss ». Le verdict?

« Un bon boss écoute, et pas pour revendiquer ou pour s’obstiner. Il écoute vraiment ses employés pour un échange; il est ouvert aux idées », mentionne d’abord Jenny.

« Le deuxième critère, c’est qu’un bon boss aide à progresser, que ce soit individuellement ou dans nos tâches, poursuit-elle. Pour les employés, un bon boss va aider à être meilleur dans son travail ou à s’épanouir. »

« Il y a également la notion qu’un bon boss est juste, il respecte. On est respecté en tant qu’humain, et non comme un simple numéro. Et je pourrais aussi ajouter qu’il partage une vision : il sait où il s’en va et il est capable de communiquer [sa vision] à son équipe », conclut-elle.

Montrer des exemples positifs pour changer le monde du travail

Déjà à l’âge de 16 ans, la petite Jenny savait que ce qu’elle voulait faire dans la vie, c’était de rendre les gens heureux au travail. Elle a donc étudié puis travaillé quelques années en gestion des ressources humaines, avant de réaliser que ce métier n’était pas vraiment fait pour elle.

« Je voulais, à ma façon, changer le monde dans lequel je vivais pour vraiment voir des gens heureux, épanouis au travail; pas des gens stressés (…), raconte-t-elle. J’ai réfléchi à la méthode pendant quasiment un an, un an et demi, et c’est là que BonBoss.ca est arrivé. »

« En bout de ligne, ce que je me suis dit, c’est que j’allais faire une différence en montrant des exemples positifs, parce qu’on voit souvent des exemples négatifs. Si on montre des bons boss, peut-être qu’on va être capable d’influencer un mouvement, de démontrer à quel point c’est important d’écouter ses employés, de les aider, d’être humain, d’avoir droit à l’erreur… Parce que les bons boss ne sont pas parfaits! »

Développer une marque employeur authentique

À travers BonBoss.ca, Jenny aide aussi les entreprises à bâtir et à améliorer leur marque employeur.

« On a tous notre marque commerciale : c’est ce qu’on va dire et faire pour attirer des clients. La marque employeur, c’est ce qu’on va dire et faire pour attirer des candidats », explique-t-elle.

« Dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre, c’est très intéressant d’avoir une marque employeur parce que c’est une façon de rejoindre des candidats qui sont de moins en moins nombreux et qui sont peut-être déjà en poste », ajoute-t-elle.

Travailler sur sa marque employeur, c’est bien, mais il ne faut surtout pas faire l’erreur de vouloir si bien paraître qu’on en vient à mentir sur sa culture organisationnelle, avertit Jenny.

« Le piège, c’est de dépenser des milliers de dollars dans une marque employeur qui, en bout de ligne, est une fausse image, dit-elle. Quand on va dans l’entreprise, on se rend compte que ça ne correspond vraiment pas à l’image qu’on s’est fait vendre. Il faut qu’il y ait une cohérence entre ce qu’on véhicule sur le marché et comment on travaille ensemble [au sein de l’entreprise]. »

« Mon conseil à tout le monde, c’est d’investir dans le bonheur de vos employés. Investissez dans une santé organisationnelle saine, et ensuite, votre marque employeur va se faire d’elle-même. Peut-être que vous n’aurez même pas besoin d’investir là-dedans, parce que vos employés vont devenir vos ambassadeurs. »

La perfection, ni pour les employés ni pour les bons boss!

Enfin, nous avons demandé à Jenny quelle serait sa vision idéale du monde du travail du futur. Voici sa réponse :

« Pour moi, un marché du travail idéal, c’est un endroit où il y a des entreprises qui sont conscientes, des employés et des boss qui sont biens – mais pas parfaits! – et où on a du fun à travailler ensemble en contribuant à quelque chose de plus grand. »

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